VOIES NAVIGABLES DU 21E SIÈCLE
Les carpes asiatiques : aux portes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, résumé des enjeux
Résumé du rapport de l'étude Restoring the Natural Divide
Rapport complet de l'étude Restoring the Natural Divide (en anglais)
Fiche d'information initiale sur le projet (en anglais)
Modèle de résolution supportant la séparation physique
Les États et les villes lancent une initiative visant à moderniser le système de voies navigables dans la région de Chicago et à protéger les Grands Lacs contre la carpe asiatique
Le 22 juillet 2010 – Aujourd'hui, les États et villes des Grands Lacs se sont alliés pour annoncer une initiative visant à transformer la gestion de l'eau et le transport dans la région de Chicago pour le 21e siècle, tout en protégeant les Grands Lacs contre les dommages économiques et écologiques causés par la carpe asiatique et autres envahisseurs biologiques dans le bassin du fleuve Mississippi. L'Alliance affrontera l'un des plus grands défis présentés dans la région, celui de la carpe asiatique, et profitera de l'occasion pour élaborer des moyens de protéger les deux bassins tout en favorisant dans une mesure considérable la qualité de l'eau, le contrôle des inondations, le transport et l'économie de la région de Chicago.
Une équipe dirigée par la Commission des Grands Lacs et l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, des organismes représentant les gouverneurs, les officiels des États et les maires, convoquera les utilisateurs, intéressés et experts techniques afin que ceux-ci puissent cerner les meilleures solutions économiques et environnementales en vue de séparer le bassin du fleuve Mississippi et les Grands Lacs dans le système navigable de Chicago (Chicago Area Waterway System (CAWS)), le lien entre ces deux plans d'eau, créé en 1900.
Intitulée Envisioning a Chicago Area Waterway System for the 21st Century, cette initiative de 18 mois approchera la modernisation et l'amélioration du système de façon à en rehausser les avantages commerciaux, récréatifs et environnementaux, et ce, tout en prévenant le transfert d'espèces envahissantes dommageables. L'initiative a reçu un financement initial de la part de deux organismes de Chicago : la Joyce Foundation et le Great Lakes Protection Fund. L'initiative approche actuellement d'autres sources de financement, dans la région des Grands Lacs, pouvant contribuer à ce projet de deux millions de dollars.
Dans le cadre du processus dynamique de rayonnement du projet, tous les intéressés — expéditeurs, gestionnaires de l'eau, agences gouvernementales, groupes de citoyens, plaisanciers récréatifs ou commerciaux, tribus, et autres — seront appelés par l'équipe à explorer et à évaluer les possibilités pour la séparation des bassins des Grands Lacs et du fleuve Mississippi. Les barrières naturelles entre ces deux plans d'eau ont été artificiellement supprimées au cours du dernier siècle. La récente confirmation de la présence de la carpe asiatique du côté du lac Michigan de la barrière de dispersion vient souligner l'importance de concevoir des solutions permanentes, à longue échéance.
« Cette étude représente une étape critique pour trouver la meilleure solution au problème des espèces envahissantes évoluant dans le système de voies navigables de la région de Chicago, entre le bassin hydrique des Grands Lacs et celui du fleuve Mississippi, affirme le maire de Chicago, Monsieur Richard M. Daley, président fondateur aux États-Unis de l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Dans un même temps, l'étude nous aidera à trouver des moyens d'améliorer le transport, la qualité de l'eau et la gestion de l'eau, au profit de tous les résidents de la ville de Chicago et de la région dans son ensemble. »
Les citoyens et dirigeants dans la région des Grands Lacs craignent que la carpe asiatique vorace vienne à décimer l'écosystème des lacs, notamment l'industrie de la pêche sportive d'une valeur annuelle de sept milliards de dollars. Malgré les mesures de contrôle entreprises, dont la mise en place de barrières électriques au canal sanitaire et de transport de Chicago, la carpe asiatique a été décelée à de nombreux endroits dans les environs de Chicago. Le mois dernier, une carpe asiatique vivante a été pêchée dans le lac Calumet, au-delà des barrières, à seulement six milles du lac Michigan. La semaine dernière, l'État de l'Illinois a annoncé une initiative de pêche commerciale visant à réduire la population de la carpe asiatique en aval des barrières.
« Nous avons récemment annoncé un partenariat, le premier en son genre, entre l'État de l'Illinois, la Beijing Zhuochen Animal Husbandry Company et Big River Fisheries, afin de capturer et de traiter 30 millions de livres de carpe asiatique dans les rivières de l'Illinois. Cette convention représente une avancée importante vers la maîtrise de la population de la carpe, et est avantageuse pour l'Illinois sur le plan économique, » affirme le gouverneur de l'Illinois, Monsieur Pat Quinn, président de la Commission des Grands Lacs. Nous devons continuer de travailler de concert pour élaborer des solutions innovantes afin de prévenir que la carpe asiatique atteigne les Grands Lacs, l'une de nos ressources naturelles les plus précieuses. »
« La récente découverte d'une carpe asiatique si près du lac Michigan nous a ouvert les yeux : nous devons faire plus encore, et nous devons réagir rapidement, affirme le Sénateur Dick Durbin (D-IL) des États-Unis. Nous devons aussi trouver une solution à long terme pour contrer à cette grave menace aux Grands Lacs. La séparation des voies navigables exigerait une intervention complexe en matière d'ingénierie, dont nous devons comprendre les coûts et les avantages. Nous devons également découvrir si cette méthode est la plus prometteuse à long terme non seulement pour contenir la carpe, mais aussi pour contenir les autres espèces envahissantes. »
« La meilleure solution permanente, pour protéger les Grands Lacs contre les dommages causés par les espèces envahissantes, est de séparer les deux bassins hydriques en refermant le lien artificiel se trouvant dans la région de Chicago, » ajoute la Sénatrice Debbie Stabenow (D-MI) des États-Unis.
« Je me réjouis que cette initiative aborde l'étude d'un plan complet de séparation écologique. Afin de protéger l'écosystème des Grands Lacs et son industrie des pêcheries de sept milliards de dollars contre la menace posée par la carpe asiatique, nous devrons concerter les efforts aux paliers des États, des régions et fédéraux. Les constatations de l'étude, semblables à ce que mentionnaient mes mesures législatives, joueront un rôle d'importance en vue de réaliser une solution permanente. Je remercie la Commission des Grands Lacs et l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent pour avoir collaboré, » affirme le Représentant Dave Camp (R-MI) aux États-Unis.
« Ce projet ne vise pas à supplanter les travaux essentiels et urgents d'autres institutions et entités gouvernementales, affirme la gouverneure du Michigan, Jennifer M. Granholm. Leur responsabilité quant à la mise en œuvre d'interventions immédiates, pour prévenir la propagation de la carpe asiatique, demeure inchangée. L'étude aborde plutôt la tâche plus vaste, à plus longue échéance, de redessiner les voies navigables dans un souci de durabilité. Ces deux tâches doivent être effectuées, et doivent toutes deux être couronnées de succès. »
« À titre de gouverneur, j'ai fourni du financement, des ressources et du personnel, au niveau de l'État, afin d'appuyer les travaux en vue de mettre fin à la propagation de la carpe asiatique. J'ai de plus permis un financement accru pour la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes, déclare le gouverneur du Wisconsin, Jim Doyle. La menace posée aux Grands Lacs par la carpe asiatique dépasse pourtant les frontières des États, et il est essentiel que nous travaillions de concert, sans égard aux intérêts traditionnels et aux approches politiques, pour lutter contre sa propagation. Le soutien du Great Lakes Protection Fund jouera un rôle d'importance à cet égard. »
« L'industrie de la pêche des Grands Lacs, et l'écosystème des Grands Lacs dans son ensemble, ont été menacés par la lamproie, la moule zébrée et par de nombreuses autres espèces envahissantes au fil des ans, mais la carpe asiatique nous présente l'un des plus grands enjeux jusqu'ici, déclare le maire de Grand Rapids, Monsieur George Heartwell, ancien président de l'Alliance des villes. Je suis ravi de constater que ces travaux vont de l'avant pour trouver une solution afin de contrer au problème des espèces envahissantes tout en améliorant de façon notable le système de voies navigables. »
« Le problème s'étend bien au-delà de la carpe asiatique, affirme Monsieur Tim Eder, directeur exécutif de la Commission des Grands Lacs. On parle ici d'une façon de protéger la vitalité écologique et commerciale des Grands Lacs, ce qui est un défi de telle envergure qu'un seul organisme ne saurait l'aborder à lui seul. Nous travaillerons de concert avec l'Army Corps of Engineers ainsi que de nombreux organismes fédéraux et d'État, tous engagés à découvrir des solutions au problème qu'affrontent les Grands Lacs. »
« Grâce au leadership des États et des villes des Grands Lacs, nous sommes en mesure d'apporter un point de vue privilégié et d'attirer l'attention sur les défis les plus critiques liés au système de voies navigables de la région de Chicago, affirme Monsieur Dave Ullrich, directeur exécutif de l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Nous désirons jouer un rôle de catalyseur et nous souhaitons étoffer le processus fédéral afin d'obtenir une solution durable, dans les plus brefs délais. »
« La Joyce Foundation s'engage depuis longtemps à protéger et à restaurer les Grands Lacs, affirme Madame Ellen S. Alberding, présidente de cette fondation de Chicago. Nous nous réjouissons de travailler auprès de groupes, d'entreprises et de décisionnaires en matière d'environnement afin de formuler une nouvelle vision, pour les voies navigables de Chicago, qui permettra à notre région de prospérer pour des années à venir. »
La Commission des Grands Lacs, sous la présidence du gouverneur Patrick Quinn (Illinois), est une agence interétatique établie dans le cadre des lois fédérales et d'État des États-Unis, et vouée à favoriser une économie solide, un environnement sain et une qualité de vie supérieure pour la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent et ses habitants. La commission est composée de membres nommés par le gouverneur, de législateurs d'État et de fonctionnaires venant de ses huit États membres. Une déclaration de partenariat a été conclue, permettant que s'allient à la Commission des membres associés de l'Ontario et du Québec. La Commission a mis sur pied un programme officiel d'observateurs englobant des agences fédérales, des autorités tribales, des agences binationales et autres intervenants régionaux aux États-Unis et au Canada. Les bureaux de la Commission sont situés à Ann Arbor, au Michigan. Plus de détails sur www.glc.org.
L'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent est une coalition binationale aux États-Unis et au Canada comptant plus de 70 maires et d'autres représentants locaux représentant plus de 13 millions de gens et travaillant activement auprès des gouvernements fédéraux, d'État, provinciaux, tribaux et des Premières nations et auprès d'autres intéressés pour favoriser la restauration et la promotion du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent. Pour de plus amples renseignements au sujet de l'Alliance, veuillez visiter www.glslcities.org.
Établie à Chicago, la Joyce Foundation appuie les initiatives visant à protéger les Grands Lacs, à réduire la pauvreté et la violence dans la région, et à faire en sorte que ses résidents profitent de bonnes écoles, de bons emplois, d'un solide processus démocratique et d'une culture diversifiée et florissante. Plus de détails sur www.joycefdn.org.
Le Great Lakes Protection Fund est une entreprise privée, mais publiquement dotée de capitaux permanents, créée en 1989 par les gouverneurs des États entourant les Grands Lacs. Le fonds investit une contribution ponctuelle de fonds publics et emploie le produit de l'investissement à deux fins : pour mettre à l'essai de nouvelles initiatives régionales en vue d'améliorer la santé des Grands Lacs et pour fournir des ressources aux États afin de les aider à appuyer leurs priorités individuelles liées aux Grands Lacs. Depuis sa mise en œuvre, le fonds a appuyé 230 projets régionaux, en octroyant plus de 57 millions de dollars à des équipes de projet régionales. Le fonds est toujours disposé à entendre des idées novatrices portant sur des façons d'améliorer la santé des Grands Lacs. Les lignes directrices encadrant l'octroi de fonds peuvent être consultées au www.glpf.org.


